Pompe immergée – la « SKM 100 » de OmniGena

Il s’agit d’une pompe immergée polonaise bas de gamme. Je l’ai acheté 155 € frais de ports compris chez ProAchats via le site Mano-Mano. Je n’avais pas les moyens de mettre plus d’argent, l’ensemble de mon installation de pompage me coûtant déjà assez cher.

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Elle donne une très belle impression. Elle est très lourde, très compacte. Difficile à descendre par un câble, sans gants, dans le puits. Sa fabrication semble très bien pensée, mais la partie haute semble un peu vite faite. Moulage imparfait, beaucoup de rayures, des parties usinées un peu à l’arrache. Mais ça ne change rien à son fonctionnement, ni à mon impression. Le reste est nickel.

Niveau électrique, la mienne fonctionne en monophasé 230 Volts. Elle existe aussi en triphasé (Les SKT, T comme Triphasé). Sa puissance est de 750 Watts et donc sa tension est de 3,3 Ampères (I = 750 / 230). Il est donc très étrange que le boitier disposant de l’interrupteur semble aussi contenir une protection thermique réglée à 9 A ! Il est donc préférable d’installer un autre relai thermique réglé vers 3,4 A… Le câble fait 18 mètres de long.

 

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Elle est donnée pour être capable de remonter de l’eau depuis un puits de 60 mètres de profondeur. Ce qui semble énorme au premier abord. Mais à cette profondeur là, il ne faut pas s’attendre à avoir de l’eau en sortie de tuyau. La courbe du fabricant est d’ailleurs très clair sur le sujet. A 60m, c’est… 0 m3/h 🙂 :

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J’ai installé la mienne à 20 mètres du sol environ. Je peux donc m’attendre à un débit de 1,8 m3/h.

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20 mètres de profondeur, 136 mètres de tuyau type jardinage en tout pour aller remplir un gué au fond de mon jardin, j’ai un débit de 10 litres en 45 secondes, soit 800 litres par heure.

Il est conseillé de ne pas dépasser les 15 à 20 marche/arrêt par heure. Ce qui est assez vite arrivé. De mon coté, je l’ai monté sur un vase d’expansion de 50 litres et un pressostat. Le système agis donc comme un surpresseur. Le vase aurait pu être choisi un peu plus grand pour limiter encore un peu plus le nombre d’allumage.

La documentation inclus dans la boite stipule que si le puits est de diamètre supérieur à 200 mm, il faut appliquer un tube pour forcer le refroidissement du moteur.

Il est aussi bien indiqué qu’elle doit être positionnée à un minimum de 2 mètres au dessous du niveau d’eau et à un minimum de 30 mètres.

Après 1 mois et demi d’utilisation je la remonte. On voit un peu de patinage du laiton. Ce qui pourrait être inquiétant et ce qui m’a en partie motivé à la remonter, à la vue de photos et messages trouvés sur le net Polonais faisant état d’usures importantes au contact de l’eau. Un comble. Ce qui me rassure, c’est que mon raccord de tuyau polypropylène et l’anti-retour, également en laiton, sont dans le même état, bien que de marques différentes et réputées. Le reste est parfait, rien à signaler.

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Equipement d’un Puits

En ce matin printanier, sous un amas de rondins de bois dans mon jardin, je découvre un beau crapaud, un magnifique triton et un splendide puits de 20,8 mètres de profondeur, dont 3 mètres immergés et de 80 cm de diamètre. Il est recouvert par une taule en acier rouillé et usiné. Une fois la tôle retirée, une bordure en brique et un vieux coffrage béton, sur au moins quelques mètres de profondeur, dont on voit bien les traces des planches de bois utilisées lors de sa construction. Après presque 2 ans dans ma nouvelle maison, vaut mieux tard pour faire cette découverte. Même si j’ai maintenant plus d’un hectare de terrain, le puits est à seulement 30 mètres de mon entrée. Et dire que ni les vendeurs y ayant vécu 10 ans, ni les propriétaires précédent y ayant vécu aussi 10 ans, et que nous avons rencontré, nous en ont parlé. Étaient-ils au courant ? Je leurs demanderais…

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Moi qui ai toujours rêvé récupérer l’eau de pluie de mon toit, j’ai maintenant un bien meilleurs projet. Heureusement que je n’ai pas investie dans la pluie… d’autant plus que mes pluviales vont dans une mare commune à mes 2 voisins, que sont niveau est souvent bas et dont j’aurais dévié une bonne partie de son approvisionnement. Vu la qualité de batraciens et autres animaux, ça aurait été dommage de la mettre à sec. Je vais même pouvoir envisager de la remplir un peu avec l’eau du puits !

Cependant, dans ma région, l’eau est à environ 1,85 € par m3, la rentabilité de mon projet est faible. Mais si je peux diviser par deux ma facture de 300 € annuelle, c’est déjà bien. Et puis je trouve dommage d’utiliser de l’eau potable pour abreuver des doucher les chevaux, pour les toilettes, jardin et machines. Je n’hésiterais plus, non plus, à arroser un peu ma pelouse avant qu’elle ne brûle en été.

J’envisage donc 3 projets :

  1. Pomper l’eau et l’utiliser directement via un tuyau type Gardena pour le jardin.
    • Pompage, tuyaux qui va geler en hiver, raccord, enterrer un câble électrique, fermer le puits : 300 € environ (rentabilité 2 ans)
  2. Pomper l’eau et installer de quoi l’utiliser sur le robinet jardin de ma dépendance.
    • Idem + monter un margelle, enterrer le tuyau, pas de gel, vase d’expension, pressostat : 500 € environ (rentabilité 3 ans et demi)
  3. Pomper et utiliser l’eau pour le jardin, toilettes, chauffage central et machines.
    • Idem + raccorder la dépendance à la maison, divers tuyau en cuivre à l’intérieur : 700 € environ (rentabilité 5 ans)

J’opte pour la seconde solution, avec pour idée d’étendre le projet à la troisième solution dès que je peux.

Je m’informe donc sur l’achat d’une pompe immergée. J’opte pour du bas de gamme Polonais à 155 € chez Proachats via Mano-Mano. Mais contrairement à une pompe vide-cave, elle est faite pour le puisage en profondeur, jusqu’à 60 mètres. Contre 6 à 8 mètres pour les vide-cave. Je choisi une OmniGena SKM 100. Je n’ai pas les moyens de mettre plus cher. Les tarifs s’envolent très rapidement.

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J’essaye une première fois le système en immergeant la pompe au bout de deux cables nylon (résistant à l’eau) et un tuyaux Gardena pour tester. C’est un peu ma solution 1. Le câble nylon est très résistant, mais trop élastique. L’ensemble étant très lourd et le démarrage de la pompe étant très « choquant », j’achète un câble inox de 3 mm de diamètre en remplacement.

Je monte une margelle de 4 rangés de parpaing autour du puits et fixe deux barres et un anneau. Il s’agit de ne pas laisser un trou à hauteur de pieds, aussi bien pour mes deux chevaux que mes enfants. Je vais en suite y placer un grille pour voir dedant sans risque et une tôle pour éviter aux cochonnerie de tomber (feuilles, poussières, petits animaux, insectes…)

 

J’achète 50 mètres de tuyau polyéthylène noir de 25 mm de diamètre que j’enterrerais jusqu’à ma dépendance dans un second temps. Et j’installe le puisage de façon définitive. Pour essayer, je relie tous mes tuyaux de jardinage pour remplir un gué que j’ai creusé au fond du jardin, destiné à être franchi en entrainement avec les chevaux.

20 mètres de profondeur et 136 mètres de tuyau en tout. J’ai un débit de 10 litres en 45 secondes, soit 800 litres par heure. L’eau est à 13°C. J’arrose, pour la première fois avec le puits, mes derniers semis de pelouse.

 

J’installe un flotteur. Car en utilisation assez intensive, soit un bac à chevaux de 400 litres et mon jardin, dont beaucoup de gazon fraîchement semé, mon puits semble assez lent à se remplir de nouveau. Plus lent que la pompe dans tous les cas. Je me retrouve donc parfois avec un manque d’eau. La pompe aspire de l’air et ce n’est pas bon du tout pour elle. J’ai donc installé un flotteur. Il est chargé de couper l’alimentation de la pompe lorsque le niveau d’eau est trop bas. Je découvre par la même occasion que ma pompe n’est pas installée assez basse. Je la descend de 1,2 mètres, soir environ 600 litres de plus ! Je redescend aussi la flotteur d’autant.

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Un lourd couvercle en bois est installé. Il ne peut pas être déplacé par des enfants ; il faut être deux adultes costaud pour le soulever. Il résiste aussi certainement à toutes les charges possibles dans ce contexte. J’ai longtemps hésité sur la matière ; Bois, Acier, Inox, Alu, Toit en tuiles, béton, etc. Mais rien ne m’a convaincu pour le moment. Entre les matières trop légères, les trop fragiles, les trop lourdes, celles qui rouilles, etc. Alors en récupérant des chevrons, me voici avec un couvercle parfait, éventuellement provisoire, qu’il me reste à lasurer pour le protéger des intempéries.

L’installation d’un pressostat, d’un vase d’expansion est indispensable pour avoir un pression constante dans le système. J’ai aussi ajouté un filtre anti-calcaire, le « F 450 » de Fluid’o afin d’éviter le dépot de calcaire sur les installations : WC, Machines à laver et linge. Pour le moment c’est surtout le dépot sur le bac à eau des chevaux qui se voit bien.

Février 2018

Mon installation à gelée du tuyau tressé au vase d’extension. J’avais pourtant prévu de l’isoler avant l’hiver… J’ai découvert une pression de 14 bars un soir de grand froid. Le système avait gelé. Le tuyau tressé acier a sauté et une boudin de 10 cm de glace en sortait. Heureusement que le bouchon de glace n’a pas sauté, j’aurais eu le l’eau partout. Comme je n’ai pas prévu d’isoler de suite, je coupe maintenant l’alimentation électrique lorsque je ne l’utilise pas, les jours de gel. Comme j’ai réussi à remboîter le tuyau, je ne déplore aucune casse. Ouf.