Echelle transformable – La HAILO « Classic 3×11 échelons 7,01 m »

Achetée 149 euros chez Leroy Merlin, il s’agit d’une échelle en 3 parties de 11 échelons chacun faisant 7 mètres de haut totalement déployée.

Je l’ai acheté de cette hauteur pour pouvoir atteindre le haut du pignon de ma maison. J’ai acheté cette marque car j’avais une ancienne Hailo, trop petite, en 3 parties aussi, mais finalement plus robuste visuellement.

Un point curieux : il n’y à pas de « tampon » en caoutchouc sur le haut de l’échelle qui sera plaquée contre le mur. Chez moi, le haut en aluminium de l’échelle racle contre mon crépi et fait des marque. J’ai donc sanglé une serviette de toilette à l’extrémité. Ce n’est pas beau du tout. Choix très étrange de la part du fabricant. A croire qu’il n’ont jamais essayé leur produit. Je vais donc chercher ce type de tampon en caoutchouc.

Elle semble donc assez peu robuste. Moins que ma vielle Hailo. La matière est fine. Mais l’ensemble est assez lourd.

Il s’agit donc du bas de gamme, mais assez satisfaisant pour son prix et sa hauteur. Bon rapport Qualité/Prix. A voir dans le temps.

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Coffret 12 forets et 5 burins Hitachi

Acheté 36 euros chez Guedo Outillage via le site ManoMano, il fallait ajouter 6 euros de frais de port.

Il s’agit d’une coffret de 12 forêts et 5 burins de marque Hitachi dans une petite valise en aluminium.

Avant utilisation, un seul regret : La valise ne tient pas verticalement. Les petites charnières semblent fragile et empêche de la poser sur la tranche. Il est donc difficile de la ranger comme j’en ai l’habitude. Il faut donc la caler ou la ranger couché.

Les outils sont légèrement rouillé à l’intérieur. Mais rien de grave. Juste de micro tache. Pour ce qu’on en fait, ce n’est pas problématique. Cependant, après la première utilisation, j’ai nettoyé 3 burins qui ont plus sérieusement rouillé. Il faut donc vraiment veiller à les sécher convenablement avant de les ranger. Voir même de les traiter régulièrement à l’anti-rouille. Je vais même opter pour l’ajout d’un sachet déshumidificateur dans la valise.

Sinon, l’utilisation est vraiment bon. Aucun problème.

Je me demande un peu pourquoi ils propose 3 longueurs de forêt pour les mêmes diamètres… Qui peut le plus peut le moins, je me serais contenté d’un seul long forêt pour chaque diamètres et avoir plus de choix.

Comme pour tous type de matériel de burinage, attention à l’effet levier. J’ai prêté la valise et un outil est revenu cassé. Il a été cassé avec l’effet levier qui est extrêmement puissant.

Perforateur-Burineur – Hitachi « DH26PC »

Acheté 141 euros sur le site ManoMano, il s’agit d’un perforateur filaire.

D’un puissance de 830 Watts, soit 3,2 joules, il est vendu dans une mallette en plastique.

Après de nombreuses heures d’utilisation, en continue ou pas, l’appareil chauffe assez peu comparé à d’autres appareils que j’ai pu tester. Le forêt chauffe beaucoup, par contre. Ce qui me semble logique.

L’interrupteur rotatif permettant de choisir entre les 3 modes d’utilisation est cassé. Il fonctionne toujours, mais il n’y à plus de sensation dans la sélection. Le bouton tourne sans butée. Mon choix d’utilisation est respecté, ça fonctionne, et le bouton ne tourne pas tout seul, mais j’envisage de l’ouvrir pour voir si c’est réparable.

A suivre

Pompe immergée – la « SKM 100 » de OmniGena

Il s’agit d’une pompe immergée polonaise bas de gamme. Je l’ai acheté 155 € frais de ports compris chez ProAchats via le site Mano-Mano. Je n’avais pas les moyens de mettre plus d’argent, l’ensemble de mon installation de pompage me coûtant déjà assez cher.

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Elle donne une très belle impression. Elle est très lourde, très compacte. Difficile à descendre par un câble, sans gants, dans le puits. Sa fabrication semble très bien pensée, mais la partie haute semble un peu vite faite. Moulage imparfait, beaucoup de rayures, des parties usinées un peu à l’arrache. Mais ça ne change rien à son fonctionnement, ni à mon impression. Le reste est nickel.

Niveau électrique, la mienne fonctionne en monophasé 230 Volts. Elle existe aussi en triphasé (Les SKT, T comme Triphasé). Sa puissance est de 750 Watts et donc sa tension est de 3,3 Ampères (I = 750 / 230). Il est donc très étrange que le boitier disposant de l’interrupteur semble aussi contenir une protection thermique réglée à 9 A ! Il est donc préférable d’installer un autre relai thermique réglé vers 3,4 A… Le câble fait 18 mètres de long.

 

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Elle est donnée pour être capable de remonter de l’eau depuis un puits de 60 mètres de profondeur. Ce qui semble énorme au premier abord. Mais à cette profondeur là, il ne faut pas s’attendre à avoir de l’eau en sortie de tuyau. La courbe du fabricant est d’ailleurs très clair sur le sujet. A 60m, c’est… 0 m3/h 🙂 :

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J’ai installé la mienne à 20 mètres du sol environ. Je peux donc m’attendre à un débit de 1,8 m3/h.

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20 mètres de profondeur, 136 mètres de tuyau type jardinage en tout pour aller remplir un gué au fond de mon jardin, j’ai un débit de 10 litres en 45 secondes, soit 800 litres par heure.

Il est conseillé de ne pas dépasser les 15 à 20 marche/arrêt par heure. Ce qui est assez vite arrivé. De mon coté, je l’ai monté sur un vase d’expansion de 50 litres et un pressostat. Le système agis donc comme un surpresseur. Le vase aurait pu être choisi un peu plus grand pour limiter encore un peu plus le nombre d’allumage.

La documentation inclus dans la boite stipule que si le puits est de diamètre supérieur à 200 mm, il faut appliquer un tube pour forcer le refroidissement du moteur.

Il est aussi bien indiqué qu’elle doit être positionnée à un minimum de 2 mètres au dessous du niveau d’eau et à un minimum de 30 mètres.

Après 1 mois et demi d’utilisation je la remonte. On voit un peu de patinage du laiton. Ce qui pourrait être inquiétant et ce qui m’a en partie motivé à la remonter, à la vue de photos et messages trouvés sur le net Polonais faisant état d’usures importantes au contact de l’eau. Un comble. Ce qui me rassure, c’est que mon raccord de tuyau polypropylène et l’anti-retour, également en laiton, sont dans le même état, bien que de marques différentes et réputées. Le reste est parfait, rien à signaler.

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Equipement d’un Puits

En ce matin printanier, sous un amas de rondins de bois dans mon jardin, je découvre un beau crapaud, un magnifique triton et un splendide puits de 20,8 mètres de profondeur, dont 3 mètres immergés et de 80 cm de diamètre. Il est recouvert par une taule en acier rouillé et usiné. Une fois la tôle retirée, une bordure en brique et un vieux coffrage béton, sur au moins quelques mètres de profondeur, dont on voit bien les traces des planches de bois utilisées lors de sa construction. Après presque 2 ans dans ma nouvelle maison, vaut mieux tard pour faire cette découverte. Même si j’ai maintenant plus d’un hectare de terrain, le puits est à seulement 30 mètres de mon entrée. Et dire que ni les vendeurs y ayant vécu 10 ans, ni les propriétaires précédent y ayant vécu aussi 10 ans, et que nous avons rencontré, nous en ont parlé. Étaient-ils au courant ? Je leurs demanderais…

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Moi qui ai toujours rêvé récupérer l’eau de pluie de mon toit, j’ai maintenant un bien meilleurs projet. Heureusement que je n’ai pas investie dans la pluie… d’autant plus que mes pluviales vont dans une mare commune à mes 2 voisins, que sont niveau est souvent bas et dont j’aurais dévié une bonne partie de son approvisionnement. Vu la qualité de batraciens et autres animaux, ça aurait été dommage de la mettre à sec. Je vais même pouvoir envisager de la remplir un peu avec l’eau du puits !

Cependant, dans ma région, l’eau est à environ 1,85 € par m3, la rentabilité de mon projet est faible. Mais si je peux diviser par deux ma facture de 300 € annuelle, c’est déjà bien. Et puis je trouve dommage d’utiliser de l’eau potable pour abreuver des doucher les chevaux, pour les toilettes, jardin et machines. Je n’hésiterais plus, non plus, à arroser un peu ma pelouse avant qu’elle ne brûle en été.

J’envisage donc 3 projets :

  1. Pomper l’eau et l’utiliser directement via un tuyau type Gardena pour le jardin.
    • Pompage, tuyaux qui va geler en hiver, raccord, enterrer un câble électrique, fermer le puits : 300 € environ (rentabilité 2 ans)
  2. Pomper l’eau et installer de quoi l’utiliser sur le robinet jardin de ma dépendance.
    • Idem + monter un margelle, enterrer le tuyau, pas de gel, vase d’expension, pressostat : 500 € environ (rentabilité 3 ans et demi)
  3. Pomper et utiliser l’eau pour le jardin, toilettes, chauffage central et machines.
    • Idem + raccorder la dépendance à la maison, divers tuyau en cuivre à l’intérieur : 700 € environ (rentabilité 5 ans)

J’opte pour la seconde solution, avec pour idée d’étendre le projet à la troisième solution dès que je peux.

Je m’informe donc sur l’achat d’une pompe immergée. J’opte pour du bas de gamme Polonais à 155 € chez Proachats via Mano-Mano. Mais contrairement à une pompe vide-cave, elle est faite pour le puisage en profondeur, jusqu’à 60 mètres. Contre 6 à 8 mètres pour les vide-cave. Je choisi une OmniGena SKM 100. Je n’ai pas les moyens de mettre plus cher. Les tarifs s’envolent très rapidement.

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J’essaye une première fois le système en immergeant la pompe au bout de deux cables nylon (résistant à l’eau) et un tuyaux Gardena pour tester. C’est un peu ma solution 1. Le câble nylon est très résistant, mais trop élastique. L’ensemble étant très lourd et le démarrage de la pompe étant très « choquant », j’achète un câble inox de 3 mm de diamètre en remplacement.

Je monte une margelle de 4 rangés de parpaing autour du puits et fixe deux barres et un anneau. Il s’agit de ne pas laisser un trou à hauteur de pieds, aussi bien pour mes deux chevaux que mes enfants. Je vais en suite y placer un grille pour voir dedant sans risque et une tôle pour éviter aux cochonnerie de tomber (feuilles, poussières, petits animaux, insectes…)

 

J’achète 50 mètres de tuyau polyéthylène noir de 25 mm de diamètre que j’enterrerais jusqu’à ma dépendance dans un second temps. Et j’installe le puisage de façon définitive. Pour essayer, je relie tous mes tuyaux de jardinage pour remplir un gué que j’ai creusé au fond du jardin, destiné à être franchi en entrainement avec les chevaux.

20 mètres de profondeur et 136 mètres de tuyau en tout. J’ai un débit de 10 litres en 45 secondes, soit 800 litres par heure. L’eau est à 13°C. J’arrose, pour la première fois avec le puits, mes derniers semis de pelouse.

 

J’installe un flotteur. Car en utilisation assez intensive, soit un bac à chevaux de 400 litres et mon jardin, dont beaucoup de gazon fraîchement semé, mon puits semble assez lent à se remplir de nouveau. Plus lent que la pompe dans tous les cas. Je me retrouve donc parfois avec un manque d’eau. La pompe aspire de l’air et ce n’est pas bon du tout pour elle. J’ai donc installé un flotteur. Il est chargé de couper l’alimentation de la pompe lorsque le niveau d’eau est trop bas. Je découvre par la même occasion que ma pompe n’est pas installée assez basse. Je la descend de 1,2 mètres, soir environ 600 litres de plus ! Je redescend aussi la flotteur d’autant.

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Un lourd couvercle en bois est installé. Il ne peut pas être déplacé par des enfants ; il faut être deux adultes costaud pour le soulever. Il résiste aussi certainement à toutes les charges possibles dans ce contexte. J’ai longtemps hésité sur la matière ; Bois, Acier, Inox, Alu, Toit en tuiles, béton, etc. Mais rien ne m’a convaincu pour le moment. Entre les matières trop légères, les trop fragiles, les trop lourdes, celles qui rouilles, etc. Alors en récupérant des chevrons, me voici avec un couvercle parfait, éventuellement provisoire, qu’il me reste à lasurer pour le protéger des intempéries.

L’installation d’un pressostat, d’un vase d’expansion est indispensable pour avoir un pression constante dans le système. J’ai aussi ajouté un filtre anti-calcaire, le « F 450 » de Fluid’o afin d’éviter le dépot de calcaire sur les installations : WC, Machines à laver et linge. Pour le moment c’est surtout le dépot sur le bac à eau des chevaux qui se voit bien.

Février 2018

Mon installation à gelée du tuyau tressé au vase d’extension. J’avais pourtant prévu de l’isoler avant l’hiver… J’ai découvert une pression de 14 bars un soir de grand froid. Le système avait gelé. Le tuyau tressé acier a sauté et une boudin de 10 cm de glace en sortait. Heureusement que le bouchon de glace n’a pas sauté, j’aurais eu le l’eau partout. Comme je n’ai pas prévu d’isoler de suite, je coupe maintenant l’alimentation électrique lorsque je ne l’utilise pas, les jours de gel. Comme j’ai réussi à remboîter le tuyau, je ne déplore aucune casse. Ouf.

Chauffage central « home-made »

Voici le schéma de mon installation en novembre 2017 – Schémas de mes installations précédentes en bas de page :

 

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1. La Chaudière « Fonte S40 » de Nideck (ou « Wally S 45 kW » de Klimosz)

Le chauffage au bois bûche est l’un des plus économique avec le bois déchiqueté et bien entendu le solaire, et rejette le moins de CO2.

Le Wally S de Klimosz

2. Vanne d’entrée de l’eau

Elle est en permanence ouverte car elle permet l’arrivée d’eau froide en cas de surchauffe et de mise en sécurité. Je ne la ferme que pendant que je bricole ou éventuellement l’été.

3. Anti-retour

Il empêche à l’eau du chauffage central de retourner dans le réseau d’eau potable de la maison. L’eau du chauffage central n’est, bien évidement, pas potable. Il ne faut donc pas qu’elle puisse retourner dans le réseau. Ce n’est pas le cas en général car la pression du réseau est plus forte que celle du circuit de chauffage, mais en cas de coupure d’eau le circuit pourrait se vider dans le réseau…

Il est préférable de mettre un appareil plus destiné à ce type d’utilisation, qui s’appelle le « disconnecteur ».

4. Limiteur de pression

Il permet de ne jamais pouvoir mettre plus de 2 bars, dans mon cas, dans le circuit de chauffage. L’appareil est réglable avec une vis. 2 bars, c’est la de pression d’utilisation de mon poêle bouilleur et elle est maintenu par le vase d’extension.

5. Vanne de remplissage

Elle permet d’ajouter de l’eau du réseau au circuit de chauffage. Le remise en eau est à faire à l’installation, après les vidanges et en cas de fuites, même petites.

6. Vanne 3 voies thermostatique

Ou vanne de recyclage. Elle existe en 3 ou 4 voies suivant l’installation et permet à l’eau de retour dans le poêle d’être mélangée à de l’eau chaude et ainsi garantir une température minimum dans la tubulure de ma chaudière.

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Ma première installation avec mon poêle Hydro ayant déjà coûté très cher, j’avais décidé de ne pas installer cette vanne 3 voies pour le “recyclage” de l’eau dans un premier temps.

La tubulure hydro du poêle se recouvrent de bistre rapidement car l’eau de retour est trop froide ce qui fait que l’humidité du bois brûlé condense et le tout se transforme en goudron. L’eau envoyée aux radiateurs n’est pas assez chaude non plus.

Le système de “recyclage” permet de mélanger un peu d’eau chauffée par le poêle bouilleur ou la chaudière avec de l’eau de retour des radiateurs. L’eau entrant dans le poêle est donc toujours égal ou supérieur au réglage choisi. La condensation du bois sur les tuyaux est donc réduite.

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J’avais achèté une vanne 3 voies thermostatique pour gérer le recyclage de l’eau qui entre dans mon poêle. Elle était réglée à 55 °C. Après coup, je constate qu’il est conseillé d’en installer une réglée à plus de 60°C pour éviter le bistre… L’eau est donc froide au démarrage du poêle, circule en circuit fermé dans le poêle. Dès que l’eau atteint la température requise en entrée du poêle, la vanne s’ouvre un peu pour faire entrer un peu d’eau froide du circuit de chauffage retour, ce qui pousse un même volume d’eau chaude à l’entrée du circuit de chauffage. Après quelques secondes de fonctionnement, l’eau chaude avance doucement dans le circuit de chauffage et alimente les radiateurs.

J’ai installé une vanne tarée à 72°C. Le bistre fond plus facilement. L’eau est bien plus chaude et c’est mon circulateur qui m’a un peu posé problème car pas assez rapide pour déplacer l’eau entre l’entrée et la sortie du poêle. L’eau sortait trop chaude et la sécurité thermique se déclenchait. J’ai inversé mes deux circulateurs depuis. Plus aucun problème à signaler.

7. Purgeur d’air

Automatique, il permet de retirer l’air du circuit avant que l’eau arrive dans le circulateur et ne provoque sont arrêt.

Il m’est arrivé une fois qu’une grosse bulle d’air se loge ici. La circulation ne se fait plus, l’eau surchauffe et la sécurité se met en route. Dans mon cas, c’est allé au delà, puisque mon tuyaux de liaison entre mon poêle bouilleur et la sécurité était en multicouche (résistant à 110°C), il à donc fondu et je me suis retrouvé inondé…

Le léger bruit de petites bulles dans le circuit est normal. L’eau du robinet contient une grande quantité d’air emprisonné. Lorsque l’on chauffe l’eau, il est libéré, forme des bulles. Si votre système est bien fait et que il y a des purgeur d’air bien placés, aucune crainte à avoir. Il n’y en aura bientôt plus. Si vous avez un ballon tampon, l’évacuation de l’air va prendre du temps.

8. Circulateur qui déplace l’eau dans le circuit

Il est préférable de l’installer à l’endroit le plus froid pour réduire l’usure, soit l’entrée de la chaudière ou du poêle bouilleur.

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J’ai un Grundfos UPS 25-40 de 180mm. Débit de 1, 2 ou 3 m3/h à 1 mètre selon qu’on soit en vitesse 1, 2 ou 3.

Il est à choisir ou à régler de façon à ce que la température de l’eau en sortie du corps de chauffe ne soit pas trop élevé. Si votre circulateur est trop lent, une eau à 70°C en entrée du poêle (grâce à la vanne de recyclage) pourrait être à 90°C en sortie, ce qui est un peu élevé et déclenchera votre sécurité thermique. Il faut donc l’accélérer. Quitte à ce que l’eau soit obligé de faire 2 ou 3 tours dans le circuit de recyclage.

Mon ancien circulateur Grundfos UPS 25-40 de 180mm était vieux et cassé. Je ne pouvais plus changer la vitesse, elle est bloquée à 1. Cette vitesse était suffisante lorsque ma vanne 3 voies était taré à 55°C, mais ne l’est plus avec ma nouvelle vanne 72°C. En effet, en pic, je prenais 10°C entre l’entrée et la sortie. Compte tenu d’une tolérance d’erreur si j’entre à 75°C, je ressort à 85 ou 90 °C ce qui déclenchait ma sécurité thermique en peu trop souvent lorsque je poussais mon poêle.

9. Portion de tuyau qui doit être fait impérativement en cuivre.

J’avais réalisé cette portion en multicouche dans un premier temps.

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Sur la photo, on voit le tuyaux de sortie du poêle dessiner comme un U. C’est une mauvaise installation. En théorie, chaque point haut de l’installation doit disposer d’une purgeur d’air avant de redescendre. En absence de ce purgeur, l’air pourrait être emprisonné dans le poêle. J’ai du la refaire.

Les premiers jours j’ai eu un gros problème : Mon circuit d’eau contenait des bulles d’air car mon système de purgeur d’air étant rudimentaire, la purge n’avait pas été bien faite. Elles se sont accumulées dans le circulateur. En absence d’eau, le circulateur n’a rien réussi à faire circuler. C’est comme si il était arrêté. L’eau ne circulant plus, elle s’est mis à chauffer bien trop fort dans le poêle, à plus de 100 °C. Ma soupape de sécurité thermique réglée à 120 °C à commencée à évacuer l’eau trop chaude. Sans circulation, l’eau froide que la soupape injecte n’a pas refroidit aussi rapidement le système. L’eau est donc restée à plus de 120 °C à la sortie du poêle. Car si elle arrive à 120 °C à la soupape c’est qu’elle est certainement bien au-delas au niveau du poêle. C’est donc sans surprise que le tuyau de 50 cm de long en multicouche, capable de supporter jusqu’à 110 °C, à légèrement fondu côté poêle et un raccord à donc lâché. Un jet d’eau très chaude à traversé ma cuisine. L’eau étant gazeuse à cette température, elle s’est immédiatement refroidit avant de me toucher à 1 m alors que je tentais de purger le circulateur en urgence.

Il me semble donc indispensable de faire réaliser ou de réaliser un raccord en cuivre entre le poêle et la soupape, au moins ça. Comme ce problème de circulation peut aussi arriver en cas de coupure de courant par exemple, j’ai mis un onduleur sur le circulateur permettant une alimentation de secours en cas de coupure de réseau. Mais comme le problème arrivera de nouveau le jour ou le circulateur rendra l’âme, il faut vraiment que je fasse faire ce raccord en cuivre dès que j’aurais les moyens de payer un plombier. C’est vraiment important, ne faites pas comme moi, ne le négligez pas.

Attention ; Le poêle hydraulique à une inconvénient majeur, surtout pour un novice comme moi, c’est qu’il ne peut pas être arrêté. En cas de fuite ou de problème, c’est l’improvisation. Dans mon cas, j’ai ouvert totalement le poêle pour le refroidir et j’ai jeté les buches par la fenêtre. Chouette soirée 🙂

A la suite d’un second problème avec le circulateur, j’ai éteins le poêle. Il semble que le circulateur ne soit pas assez rapide, d’où un nouveau problème de soupape de sécurité dans une installation mal foutue ; de l’eau partout, de la peur, etc. Entre temps, j’ai appris à faire de la brasure forte cuivre/phosphore et j’avais refais la partie “technique” de l’installation.

J’avais donc réalisé toute la partie “technique”, à l’arrière du poêle en cuivre de diamètre 28 mm avec mon nouveau jouet ; le poste à souder oxy-acétylénique Roxyflam 500l de Rothenberger.

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Bien content d’avoir pris cette initiative et d’avoir investi. La réalisation est simple, un peu longue pour bien faire, mais le travail est fait. J’ai aussi changé le circulateur par un plus puissant. J’en avais récupéré deux de l’installation précédente au fuel.

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Maintenant, j’ai remplacé mon installation par une chaudière « Wally S » de Klimosz mais la partie technique est presque similaire même si elle a déménagée dans le garage et que je l’ai largement simplifié.

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10. Soupape de sécurité Thermique

Elle évacue l’eau vers les égouts lorsque la température de l’eau est supérieure à 95 °C et ajoute dans le même temps une même quantité d’eau fraîche du réseau dans le circuit.

Soupape de sécurité Thermique Regulus DBV1

11. Evacuation

Cette portion permet l’évacuation de l’eau supérieur à la température de déclenchement de la sécurité thermique. La température de l’eau étant trop élevée, je choisi le cuivre. L’idée d’un serpentin serait de permettre à une eau stagnante et froide de refroidir l’eau chaude qui arrive avant d’être envoyé vers un tuyau d’évacuation en PVC.

13. Vanne

Vanne manuelle permettant d’isoler la partie “technique” et le circuit de chauffage. Cette vanne est au rez-de-chaussé chez moi.

14. Vanne

Vanne manuelle au plus près de l’entrée du ballon tampon, elle permet de pouvoir isoler le ballon ou bien le tuyau allant du poêle au ballon. Cette vanne est à l’étage chez moi.

15. Ballon tampon

Je n’avais pas installé de ballon tampon dans un premier temps. Un tel ballon est indispensable selon certain. Il permet de stocker l’eau chaude et de la restituer lentement lorsque le système est éteint, la nuit ou lors d’une absence, par exemple.

J’installe un ballon tampon de 500 litres, le NIR-500 de chez Nideck dans mon grenier pour permettre de rallonger la période de chauffe de mes radiateurs.

Il permet de dissocier la production d’eau chaude de la diffusion de chaleur : Il est alors possible de chauffer sa maison même si la production est à l’arrêt ou de produire de la chaleur sans l’utiliser.

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16. Vanne manuelle

Sortie du ballon tampon vers radiateur.

17. Purgeur d’air

C’est un peu le purgeur du ballon car il est installé en sorti haute, vers le circuit allé des 10 radiateurs

18. 6 radiateurs au sud-est et 4 au nord-ouest.

En cherchant des idées pour régler un problème de radiateur trop chaud à l’étage et froid au rez-de-chaussée, je tombe sur une information que j’ignorais totalement et que je découvre pour la première fois : L’équilibrage !

Il se trouve qu’à la sortie de tous les radiateurs à passage d’eau, il y a un autre petit robinet non accessible directement. Chez moi, il faut dévisser un petit cache et se munir d’une clé BTR (ou Allen, ou Inbus).

Ce robinet sert à équilibrer le réseau. Dans un grand bâtiment, il existe aussi de grosse vannes pour équilibrer par secteur. Chez un particulier, les vannes de chaque radiateurs suffisent.

J’entreprend donc un étalonnage car je remarque que tous mes radiateurs sont à 50% ouverts. Autant dire que le plombier installateur les a certainement posés sans modifier les réglages d’usine.

J’ouvre toutes les commandes manuelles des radiateurs à fond ainsi que les vannes d’équilibrage, j’allume le poêle à fond et je passe 2 heures à me balader dans la maison en fermant les vannes d’équilibrage des radiateurs trop chaud pour arriver à une moyenne sur tous les appareils.

Erreur de méthode. J’attend un jour très froid (pour éviter l’entrainement), je r’ouvre toutes les vannes thermo et d’équilibrage et j’allume mon poêle à fond. Je place un thermomètre au centre de chaque pièce, et je ferme progressivement les vannes de réglages pour avoir la même température dans toutes les pièces.

Certain radiateur sont sur-dimensionnés, d’autres sous-dimensionnés, même légèrement. Alors il est normal que certain soit très chaud pendant que d’autres sont presque froid. Du moment que leurs pouvoirs de chauffe soit assez équilibré. J’augmente ce pouvoir dans le chambre des enfants et dans la salle de bain.

Mon réseau étant maintenant équilibré, je peux remettre chaque vanne thermostatique à son réglage initiale. J’ai maintenant une maison correctement chauffée. L’équilibrage devra être refait une ou deux fois pour parfaire le réglage.

19. Purgeur d’air du circuit retour des 10 radiateurs

20. Circulateur du circuit de chauffage

Il est préférable de l’installer à l’endroit le plus froid pour réduire l’usure, soit le retour des radiateurs.

J’ai un Salmson NXL 25-13 P de 180mm. Débit de 0.250, 1 ou 1.750 m3/h à 1 mètre selon qu’on soit en vitesse 1, 2 ou 3.

En cherchant à m’informer sur les différentes puissance de radiateur, je découvre aussi l’importance du débit. En général, il doit être assez élevé pour avoir une sortie du radiateur entre 10 et 20 °C plus faible que l’entrée. Si l’entrée est à 90 °C, la sortie est à 70 °C. Si l’entrée est à 60 °C comme chez moi, sa sortie doit être vers 45 ou 50 °C pour maximiser l’effet d’entrainement . Ce qui n’est pas le cas chez moi. Car le poêle étant un peu faible, je ne peux pas me permettre d’augmenter trop le débit. J’ai donc une entrée à 60°C et une sortie vers 30 °C. Ça ne semble pas poser un peu problème, cependant.

21. Vanne manuelle

Retour du circuit radiateur vers le ballon tampon.

22. Vase d’expansion permet d’amortir l’augmentation de pression dans le circuit.

Je reçois mon vase d’expansion Watts Industries de 80 litres. Depuis le début, je ne dispose que d’un vase de 8 litres. Suffisant au début, il est totalement dépassé depuis l’arrivé du ballon tampon. Je passe d’un circuit de 100 litres à un circuit de 600 litres. Selon certain, il faut un ballon d’un volume égal ou supérieur à 7 ou 8 % du volume total. 8 % de 600 l = 48 l. Mais comme j’envisage éventuellement, un jour, d’ajouter un second ballon tampon, je pars sur un 80 litres. Tout en sachant qu’il existe des centaines de calculs savants du plus compliqué au plus simple pour définir ce volume, mais qu’étant donné le coût du ballon (110 €, transport de 40 € inclus), je n’allais pas me priver d’une surévaluation.

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Petite surprise un matin de février 2018. Le froid étant intense, et le vase étant dans un lieu non chauffé, celui-ci à gelé ! Le tuyau et le vase étaient donc bouchés par la glace. Après une nuit de chauffe, le circuit était en dépression. Je rajoute de l’eau, mais la pression augmente bien trop vite et au delà de la limite de 1,8. Le était vraisemblablement hors du circuit. J’ai donc dégelé cette partie du circuit. J’ai isolé le ballon et le tuyau pour ralentir le gèle des jours suivants.

23. Vanne manuelle

En sortie du ballon tampon vers le poêle.

24. Vanne manuelle

Permet d’isoler la partie “technique” et le retour du circuit de chauffage.

25. Pot à boue ou Pot de décantation

Il est installé sur le retour du ballon tampon. C’est donc l’eau la plus froide et le débit le plus lent. Cela permet une meilleure décantation. J’ai un pot de décantation avec anneau magnétique Caleffi Dirtmag.

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L’eau de mon installation avant décantation. La mixture décantée dans le pot. Puis l’eau après la décantation.

26. Vanne manuelle

Pour isoler le pot de décantation et permettre de nettoyer son filtre.

27. Le groupe de sécurité

Réglé à 3 bars, il permet d’évacuer une partie de l’eau si la pression est trop élevée. Grace à lui, la pression ne dépassera donc jamais 3 bars.

28. Vidange

Elle permet de vidanger les 500 litres du ballon tampon.

29. Vidange

Elle permet de vidanger le circuit poêle. Placé après le circulateur, la vidange se fait rapidement. Si l’on ferme les deux vannes qui isolent la partie “technique”, la vidange se fait seulement sur cette partie.

30. Sortie égouts, une simple évacuation du type “lave-linge” en PVC.

31. Résistance chauffante ou Thermoplongeur

Il s’agit de compléter en cas de besoin. En fin de nuit par exemple. Il permet aussi de chauffer si nous n’avons pas le temps de faire un feu (lorsqu’on rentre tard un soir). Il permet aussi de chauffer ou de compléter si on arrive pas à faire un feu, que la personne présente ne s’en sort pas ou qu’il y a un problème sur le poêle, ou dans le réapprovisionnement de bois. Ou si le poêle n’est pas suffisant lorsqu’il fait très froid. Ou si y’a des amis à la maison lorsqu’il fait froid et que j’ai du mal à chauffer autant de chambre d’amis. Pour alimenter le hors gel en cas d’absence. Bref, c’est un secours.

J’ai acheté un thermoplongeur de 6 000 W monophasé (6 kW) de chez Nideck. Le plus puissant du fabricant. Pour moi : Qui peut le plus peut le moins. Il est donc capable, à lui tout seul, de chauffer 4 à 5 pièces.

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Il est installé au plus haut du ballon pour qu’il ne chauffe que le minimum d’eau possible. La réserve ne doit pas pouvoir être faite avec le thermoplongeur, mais plutôt par le poêle. J’avais même hésité à acheter un « chauffeur de boucle », qui ne chauffe que l’eau passante et non un volume.

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Son thermostat est réglé sur 55°C, il fourni donc environ 60°C. Un peu moins que les 70 à 80 °C de la chaudière. Car c’est un mode « dégradé » à mes yeux.

32. Tableau électrique

Je découvre la courbe de chauffe. Celle-ci est généralement gérée par un appareil dédié que je n’ai pas et n’ai pas prévu d’installer. Mais elle explique bien que plus il fait froid dehors, plus il faut que les radiateurs soit chaud. Autant dire qu’on arrive rapidement à la nécessité de dépasser les 57 °C. Sans cette gestion, les miens sont toujours à 60° en entrée : C’est la température de sortie d’eau du poêle.

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Je découvre un graphique qui “contrarie” la courbe précédente, mais qui est très intéressant sur cette page. Je vous invite à lire. Il s’agit d’un croisement entre le temps et la température qui mène à l’apparition d’une brûlure de second degré.

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Un adulte met généralement moins d’une seconde à retirer sa mains d’un radiateur brûlant, il pourrait donc être à  70°C. Cependant, un jeune enfant peut mettre 15 secondes en raison d’une absence de maturité de son cerveau. Il est donc plus prudent de ne pas permettre à nos radiateurs d’être à plus de 57 °C. Dans le cas contraire, vous pouvez installer un limiteur de température à la sortie de votre poêle ou de votre ballon tampon. Vous pouvez aussi croiser les doigts ou faire confiance, en fonction de votre enfant.

33. Onduleur

Le circulateur ainsi le le thermostat le contrôlant sont alimenté par un onduleur qui prend alors le relais en cas de coupure l’électricité. Sans quoi, à moins d’arrêter le feu, l’eau va s’arrêter de circuler et va surchauffer.

A. Thermostat Poêle

1 petit thermostat numérique avec un sonde filaire déportée. Il s’agit du modèle “MH1410D” de chez Shenzhen Meihang Electronics Co Ltd.

Ce thermostat permet de savoir si le poêle est allumé. A partir de 35 °C, le circulateur “poêle” se met en route.

C, D, E, F. Thermostats Ballon tampon

5 petits thermomètres numérique (qui font aussi thermostat) avec un sonde filaire déportée pour avoir un affichage près du poêle et ne plus avoir à me rendre 10 fois par jour dans mon grenier pour savoir où on en est. Il s’agit du modèle “MH1410D” de chez Shenzhen Meihang Electronics Co Ltd.

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Le premier affiche la température au plus haut du ballon tampon à la sortie de l’eau vers les radiateurs, c’est une première condition au démarrage du circulateur “radiateur”. Le second contrôle la température à 1/4 du haut du ballon et est une condition parallèle au démarrage du circulateur. Le troisième à 1/2 du haut, le quatrième au 3/4 du haut, le cinquième en bas du ballon.

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Les câbles noir pour l’alimentation des 6 contrôleurs. Le câble blanc du haut c’est l’une des conditions à l’allumage du circulateurs “radiateur” qui s’allume s’il y a une demande du thermostat d’ambiance et qu’il y a de l’eau à plus de 40 °C dans le ballon tampon. Le pont blanc c’est une condition parallèle de démarrage du même circulateur car l’eau qui ne circule pas ne chauffe pas assez le thermostat 1. Le fil électrique blanc du bas c’est la condition de démarrage du circulateur “poêle”. 2 câble RJ 45 descendent les informations des 5 sondes branchées sur le ballon tampon qui se trouve au grenier. Les deux petits fils blancs en bas c’est la sonde branchée sur le poêle pour déterminer s’il est allumé.

G. Thermostats d’ambiance

Ce thermostat est installé dans la chambre parentale. Les radiateurs présents dans la pièce où se situe le thermostat doit être ouverts au maximum. J’ai donc retiré la vanne thermostatique du radiateur. Mon thermostat est filaire, il reste en présence là, mais lorsqu’on en a un sans fil, il faut bien ouvrir au maximum tous les radiateurs présents dans la pièce.

En effet, si le thermostat demande 19°C, mais que votre radiateur est réglé à 17°, il n’atteindra JAMAIS 19°C, donc le circulateur va fonctionner en permanence sans jamais arriver à la bonne température. Pire, si vous avez une majorité de vannes de radiateurs thermostatique ou que ça, le circulateur va forcer lorsqu’elles se seront toutes fermées, sinon, vous allez avoir des pièces surchauffées.

 

 

Précédents Schémas d’installation

Schéma Chauffage
Décembre 2015 : Avec poêle bouilleur. Sans Ballon tampon, ni pot de décantation, ni thermoplongeur.
Schéma-Chauffage-et-ballon
Décembre 2016 : Avec poêle bouilleur, ballon tampon et second circulateur. Sans pot de décantation, ni thermoplongeur
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Janvier 2017 : Avec poêle bouilleur, ballon tampon, second circulateur, pot de décantation et thermoplongeur.

Allumer et Entretenir un feu de bois

1. Le combustible

Le combustible doit être bien sec.
Pour info : le pouvoir calorifique inférieur (PCI) des pellets et briques de bois compressées vendu entre 5 et 10% d’humidité est de 4,4 à 4,6 kWh par kg. Le bois bûche est considéré idéal à 20% (4,0 kWh PCI par kg de bois). Un bois à 60% d’humidité à un pouvoir calorifique inférieur de 1,7 kWh par kg.

L’idéal est de faire un tas de combustible, du moins facile à brûler en bas au moins facile à brûler en haut et de démarrer le feu en haut. Cette technique du « Top down » offre un démarrage qui pollue bien moins, qui génère moins de fumée mais qui est un peu plus long à prendre. Pour exemple, la Suisse interdit d’autre façon d’allumer un feu.

Voilà comment procéder :

  1. Je met des grosses bûches
  2. Je met quelques petites bûches dessus.
  3. J’empile comme un château de cartes 6 planchettes de pin.
  4. Je place un allume feu ou quelques boules de papier.
  5. Je met le feu !

2. Le comburant (l’Air)

Qu’il s’agisse d’un poêle, d’une chaudière ou d’un insert, il est préférable d’avoir un foyer fermé. C’est à dire que la flamme soit dans une chambre de combustion close. Dans le cas contraire, il n’y a pas de double combustion (ou « post combustion »), c’est à dire que tous les gaz ne sont pas brûlées. Dans une cheminée ouverte ou un feu en extérieur, les gaz s’échappent sans brûler car il sont en contact directe avec de l’air frais. Ça pollue l’environnement, l’intérieur des maisons et la combustion étant incomplète, le rendement de l’installation est réduite.

Dans une installation fermée, il existe : 

  • Une entrée d’air principale réglable, qui permet à l’air pur d’entrée dans l’installation en dessous du combustible, elle alimente le feu en comburant ; le dioxygène. Ouvrez la complètement au démarrage.
  • Une entrée d’air secondaire (réglable ou non), qui apporte de l’air frais au dessus du feu et permet au fumées et gaz de brûler à la chaleur de la chambre de combustion (plus de 573 °C). Le trajet de cette entrée d’air est souvent sinueuse car il est bon que l’air soit la plus chaude possible pour éviter de refroidir la chambre. Ouvrez la complètement. Certaines personnes la ferme complètement tant que la chambre n’est pas parfaitement chaude. Mais pour ne pas l’oublier fermée, autant l’ouvrir dès maintenant. A moins que de la fumée en sorte, dans ce cas, fermez la et ne l’oubliez pas.

Il existe aussi parfois :

  • Une entrée d’air tertiaire. Une troisième entrée d’air, au dessus de la seconde.
  • Un clapet de réduction des fumées pour ralentir la sortie des fumées, réduire le tirage du conduit et ainsi permettre à la chambre de combustion de monter à la température idéale de la post-combustion. Ouvrez totalement pour tirer un peu le feu dans un premier temps.
  • Un modérateur de tirage sur le conduit, pour apporter de l’air dans le conduit, réduire le tirage de la cheminée et ainsi ralentir la sortie des fumées. Fermez-le pour augmenter le tirage. A moins que le début du feu soit soufflé et donc éteint par le courant d’air.

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Si le lieu est très hermétique, entre-ouvrez une fenêtre à proximité.

3. L’énergie (La flamme)

Allumez le papier ou l’allume-feu avec un briquet ou une longue allumette à plusieurs endroits.

4. Fermez la porte

Fermez la porte et la trappe du bac à centres de votre installation s’il s’agit d’un poêle, d’une chaudière ou d’un insert.

5. Températures

Différentes températures cohabitent dans votre feu :

  1. Jusqu’à 250 °C, le bois sèche. Il passe à 10% d’humidité. Le bois doit être le plus sec possible dans la chambre de combustion pour que cet état soit le plus court possible.
  2. de 250 °C à 800 °C, c’est la pyrolyse et la carbonisation. C’est la température la plus présente dans le feu.
  3. entre 800 °C et 1000 °C, c’est la combustion. C’est la température des braises. Dans l’idéal, il faut avoir un beau lit de braise.

Les différentes températures de votre installation :

  1. Plus de 573 °C c’est la température de la chambre de combustion pour une bonne post-combustion.
  2. de 110 °C à 250 °C, c’est la température des fumées en sortie d’installation. Si c’est trop bas, ouvrez la sortie de fumée ou fermez le régulateur de tirage. Si c’est trop haut, baissez le tirage en ouvrant le régulateur de tirage ou en fermez un peu la sortie de fumée.

6. Les flammes diminuent

Une fois que les bûches ont bien prises mais que les flammes diminuent, évacuez la cendre si votre installation le permet, secouez un peu vos bûches avec un pic pour faire tomber les braises. Refermez et renouvelez cette opération jusqu’à avoir un lit de braise de plus d’1 cm.

7. Chargez

Alimentez votre feu petit à petit pour que le bois relativement humide sèche sans refroidir trop le feu.

Plus votre bois sera petit et sec, plus le feu sera vif et énergétique. Il sera aussi bien plus gourmand en combustible. Attention de ne pas produire trop d’énergie : Si votre conduit est plein de bistre, la montée en chaleur pourrait l’enflammer. Si vous avez un poêle bouilleur (ou hydraulique) ou une chaudière, une grande partie de l’énergie va être perdue car elle va dépasser trop rapidement la parie de l’échangeur thermique sans que l’énergie ait été bien assimilée.

8. Secouez

Secouez régulièrement votre feu pour faire tomber les centre et combler les trous créés par la combustion du bois. Puis rechargez.

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Problèmes et Solutions

Pour se rendre compte d’une bonne combustion, il faut souvent sortir de la maison et regarder la fumée en sortie de cheminée un jour sans vent, regarder les flammes dans la chambre de combustion et regarder le cendrier :

Fumée presque invisible et en lentes volutes

Combustion parfaite. Bois sec. Vos entrées d’air sont bien réglées, la fumée ne s’échappe pas trop vite.

Flammes lancinantes

L’entrée d’air principale est bien réglée. Le courant d’air de souffle pas la flamme, le tirage ne l’aspire pas vers la sortie.

Cendres très fines et blanche ou grise

La combustion est complète.

Fumée dense, blanche voir grise

Montée en température impossible car le bois est trop humide ; la fumée contient trop d’eau. Chambre à combustion trop froide, la double combustion ne peut pas se faire, donc vous polluez. Le conduit ne monte pas en température, ajouté au taux d’humidité élevé, du bistre va se déposer rapidement sur les parois.

Fumée rapide en sortie

L’air passe trop rapidement dans le conduit, votre entrée d’air principale est trop ouverte. La chambre à combustion se refroidit certainement trop vite, la double combustion ne se fera pas bien. Encrassement du conduit rapide.

Flammes aspirées vers la sortie du poêle

Votre entrée d’air est certainement trop ouverte. Le courant d’air est trop rapide. La chambre de combustion se refroidit, la double combustion ne se ferra pas, vous perdez beaucoup de chaleur par le conduit. La raison peut aussi être un tirage trop important. Fermez donc l’entrée d’air principale ou le clapet des fumées ou ouvrez le régulateur de tirage.