Etre « Flexitarien »

Depuis de nombreuses années, je suis Flexitarien. Je m’en porte très bien, merci, mais cela se gâte lorsqu’il faut en parler.

En effet, les Végans pur (donc radicaux) ne comprennent pas, les Végétarien pur (donc radicaux) ne comprennent pas et les mangeurs de viande (souvent radicaux, à part les Flexitariens) ne comprennent pas. Alors on est immédiatement jugé coupable de ne pas choisir son camp, et mis en accusation de tout un tas de choses. La discutions devient donc un interrogatoire à charge pour moi de prouver que je ne suis pas un plouc. Alors que précisément, je choisi la liberté, je ne suis pas radical, je respect le choix des autres, et j’accepte de faire honneur à tous les repas et les façon de vivre.

Voici mon catalogue de réponses sur le sujet :

Qu’est ce que le Flexitarisme ?

  • Les Végétariens ne mangent radicalement pas de viandes.
  • Les Végans n’utilisent radicalement rien qui viennent des animaux (lait, œufs, porte-feuilles en cuir, bonbon à la gélatine de porc, chaussure en cuir, etc…)
  • Les Flexitariens sont végétarien, voir végan, mais acceptent de manger de tout, suivant des cas différents d’un flexitarien à un autre..

Pourquoi êtres Flexitarien ?

Je considère personnellement que l’animal n’est pas inférieur à l’homme. Mais n’étant pas radical ; je ne le considère, en tous les cas, pas assez inférieur pour être autant exploité. Qu’il soit un peu utilisé, pourquoi pas. Mais à notre époque, alors que l’Homme est d’une intelligence redoutable et que l’Homme civilisé a les moyens et les techniques pour faire autrement, cette façon de vivre est d’un autre âge.

Je met à part les populations reculés de type Inuit qui peuvent difficilement faire autrement sans mourir de faim ou les populations moins civilisées.

Tes enfants mangent de la viande ?

Oui, ils en mangent, et pour plusieurs raisons : Ça m’évite les questions cons des gens et que ma famille s’inquiètent pour eux. Ce sont à mes enfants de choisir et assumer leur propre régime alimentaire, mon travail de papa c’est de leur faire découvrir le monde, pas de les enfermer dans des convictions qui me sont propres. Ça évite les problèmes avec l’école et la cantine. Ça leur évite aussi les questions cons et les inquiétudes. Ça m’évite de devoir faire des effort d’équilibre à ce sujet. Ça nous évite de passer de « papa et maman géniaux » à « tueurs d’enfants ».

Tu mange de la viande aussi alors ?

Ça m’arrive : Lorsque Maman cuisine du lapin ; je le mange. Lorsque je vais au restaurant avec des amis ou de la famille ; je n’emmerde pas le monde avec mes convictions à moins qu’un plat végétarien soit à la carte ET soit appétissant (pas une simple salade). Lorsque mes enfants mangent à la cantine ; je les invite à goûter de tout et à manger ce qu’ils aiment, viande ou pas. Lorsque mes amis m’invitent ; je mange de tout, qu’ils cuisinent végétarien ou végan ou qu’ils s’en foutent totalement. Je mange les restes de viandes que mes enfants laissent ; je ne supporte pas qu’on gâche la nourriture, encore moins un animal tué. Je choisi parmi les plats de viande proposés aux deux repas de mon entreprise. Etc.

Je n’achète que la viande de mon voisin éleveur et du poisson de supermarché pour mes enfants 1 fois par semaine (cantine et mamie pour leurs éventuelles autres doses hebdomadaires). Je ne m’en sers jamais dans mon assiette.

Lorsque Maman et Mami ne m’en proposeront plus, lorsque mes enfants n’en voudront plus ou n’en gâcheront plus, lorsque mes amis n’en cuisineront plus et que tous mes restaurants proposeront au moins un plat sans et appétissant au menu, je n’en mangerais plus du tout.

Quid des apports en protéines ?

Les protéines sont présentes partout. Les protéines végétales sont, parait-il, un petit peu moins facile à utiliser par le corps, mais ne pose aucun problème.

Les végans peuvent donc survivre à ça et il y a aussi des protéines dans les œufs ou le lait, donc le fromage ; produits qui ne sont pas exclus du régime végétarien.

Quid des apports de fer ?

Le fer est présent presque partout, en autant de quantité dans beaucoup d’aliments et en bien plus grande quantité dans quelque-uns.

Les œufs aussi c’est de la viande ?

Si on veux, oui. Le lait aussi, indirectement.
Pour produire des œufs et ne pas avoir autant de coqs à nourrir que de poules, il faut s’en « débarrasser ». J’ai 10 poules chez moi, pas de coqs. Pour avoir du lait, il faut un veau mais l’en priver, et il finit généralement dans une assiette. Pour avoir un porte-feuille il faut de la peau de vache… morte !

C’est pour ces raisons que j’aimerais beaucoup être végan, mais je n’ai pas le courage de rechercher systématiquement une substitution, qui n’est parfois pas écologique comme le porte feuille en plastique ou les chaussures en caoutchouc, même naturel, qui viendrait de trop loin.

J’aime trop la viande pour arrêter

Moi aussi j’aimais trop la viande. Maintenant, cela fais des années que je suis déçu par le peu que mange. Je me rend compte que je suis devenu très exigeant.

L’Homme est chasseur cueilleur.

Je suis ni chasseur, ni cueilleur, j’achète dans un supermarché. Si je devais manger ma propre production, je serais mort de faim et ma famille aussi.

Petit éleveur contre industriels.

Que la viande soit tuée après de longues incantations chaman ou à la chaîne, que l’éleveur verse une larme ou que le producteur compte l’argent gagné, c’est tout de même une mise à mort d’un animal sans autre raison valable que le goût de la viande, puisque inutile pour la santé.

Le moins qu’on puisse faire, c’est éviter que les tueurs ou les techniques fassent preuve de sadisme ou fasse souffrir.

Je préfère manger 50 grammes par mois de steak industriel chez MacDonalds que 1 kg de viande par mois de chez mon boucher du coin. Mais heureusement pour moi, MacDonalds et d’autres proposent maintenant des préparations végétariennes voir véganes sur leurs cartes.

Je préfère manger de la viande locale que des végétaux qui viennent de loin.

Pour une alimentations équilibrés, le mangeur de viande doit aussi manger des végétaux. Les végétariens ou végans mangent les mêmes aliments que les viandars. Les jus de papaye ou autres délires sont des produits à la mode, énergivores en transport et de « luxe » qui n’ont rien à voir avec un régime végétarien ou végan.

Et ce fait divers de parents qui ont tués leur bébé au lait végétal ?

Ces parents ne sont ni végétariens, ni végans, il sont simplement cons. Ils auraient été mangeur de viande, leur régime alimentaire n’aurait pas fait parlé ; on ne donne pas de viande à un bébé, ni de lait de vache, ni même de l’eau uniquement. Ces parents sont juste cons et ignorants. Du lait de soja ou de coco ou de sésame ou d’avoine ou autres végétaux, ce n’est pas du lait !

 

A suivre car en cours d’écriture

Publicités

2 réflexions sur “Etre « Flexitarien »

  1. Personnellement, je préfère « instinctivore » à flexitarien. L’instinctivore, comme tous les animaux de la création, mange ce qu’il a et, s’il peut choisir, mange instinctivement ce qui lui convient. Passé le stade de la croissance, la plupart des animaux omnivores deviennent préférentiellement végétariens. L’Homme n’échappe pas à la règle commune.
    Si l’on choisit de produire sa nourriture, ce qui est, à mon sens, le seul moyen d’échapper à la surconsommation imposé par le système, il est souvent plus facile d’être végétarien. Localement, en montagne notamment, il est plus facile de « faire pousser » de la viande que des légumes et point n’est besoin de faire appel aux Inuits pour comprendre qu’il y ait des lieux où le végétarisme est un non-sens.
    L’élevage reste un problème. Tuer des animaux pour les manger est terrible, mais ne pas l’assumer, en délégant à d’autres le soin d’être « les méchants », est une manière de lâcheté inavouée propre à la société que je fuis.
    Globalement, je suis donc parfaitement d’accord avec toi. Pratiquement, on ne peut, de toutes façons, que faire ce qu’il nous est possible de faire. Rares sont les gens qui peuvent mettre en accord leurs pratiques et leurs idées dans un monde comme le nôtre, mais ne pas tenter de le faire serait une erreur.
    Gilles

    J'aime

    1. Bonjour Gilles,
      Parfaitement d’accord. Mis à part le fais que je ne fais pas confiance à mes propres instincts au sujet de la nourriture et que j’ai encore moins confiance en l’intelligence collective, même à l’échelle local, et surtout au sujet de l’instinct alimentaire.
      Nous pourrions alors plutôt parler de locavorisme.
      Je pense aussi que s’il n’y a pas de vie sur Mars, ce n’est peut-être pas la peine d’en déposer. Et donc, dans une certaine mesure, il est à mon avis un non-sens d’habiter un lieu qui ne répond pas à nos besoins vitaux ou même nos propres limites d’acceptation morale. Personnellement, je ne souhaite pas vivre sur la banquise ou sous l’équateur, autant pour le régime alimentaire, le climat et de nombreuses choses qui dépassent largement mes propres limites. On à malheureusement la preuve chaque jour que les gens qui naissent dans ces lieux ne répondants pas ou plus à leurs besoins vitaux ne sont pas les bienvenues où ils fait bon vivre… L’intelligence collective, encore.
      Seule une petite partie de la population mondiale a la chance de pouvoir choisir et fixer sa propre limite écologique, économique ou morale. Je mesure cette chance, qui est la mienne.

      J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s