Allumer et Entretenir un feu de bois

1. Le combustible

Le combustible doit être bien sec.
Pour info : le pouvoir calorifique inférieur (PCI) des pellets et briques de bois compressées vendu entre 5 et 10% d’humidité est de 4,4 à 4,6 kWh par kg. Le bois bûche est considéré idéal à 20% (4,0 kWh PCI par kg de bois). Un bois à 60% d’humidité à un pouvoir calorifique inférieur de 1,7 kWh par kg.

L’idéal est de faire un tas de combustible, du moins facile à brûler en bas au moins facile à brûler en haut et de démarrer le feu en haut. Cette technique du « Top down » offre un démarrage qui pollue bien moins, qui génère moins de fumée mais qui est un peu plus long à prendre. Pour exemple, la Suisse interdit d’autre façon d’allumer un feu.

Voilà comment procéder :

  1. Je met des grosses bûches
  2. Je met quelques petites bûches dessus.
  3. J’empile comme un château de cartes 6 planchettes de pin.
  4. Je place un allume feu ou quelques boules de papier.
  5. Je met le feu !

2. Le comburant (l’Air)

Qu’il s’agisse d’un poêle, d’une chaudière ou d’un insert, il est préférable d’avoir un foyer fermé. C’est à dire que la flamme soit dans une chambre de combustion close. Dans le cas contraire, il n’y a pas de double combustion (ou « post combustion »), c’est à dire que tous les gaz ne sont pas brûlées. Dans une cheminée ouverte ou un feu en extérieur, les gaz s’échappent sans brûler car il sont en contact directe avec de l’air frais. Ça pollue l’environnement, l’intérieur des maisons et la combustion étant incomplète, le rendement de l’installation est réduite.

Dans une installation fermée, il existe : 

  • Une entrée d’air principale réglable, qui permet à l’air pur d’entrée dans l’installation en dessous du combustible, elle alimente le feu en comburant ; le dioxygène. Ouvrez la complètement au démarrage.
  • Une entrée d’air secondaire (réglable ou non), qui apporte de l’air frais au dessus du feu et permet au fumées et gaz de brûler à la chaleur de la chambre de combustion (plus de 573 °C). Le trajet de cette entrée d’air est souvent sinueuse car il est bon que l’air soit la plus chaude possible pour éviter de refroidir la chambre. Ouvrez la complètement. Certaines personnes la ferme complètement tant que la chambre n’est pas parfaitement chaude. Mais pour ne pas l’oublier fermée, autant l’ouvrir dès maintenant. A moins que de la fumée en sorte, dans ce cas, fermez la et ne l’oubliez pas.

Il existe aussi parfois :

  • Une entrée d’air tertiaire. Une troisième entrée d’air, au dessus de la seconde.
  • Un clapet de réduction des fumées pour ralentir la sortie des fumées, réduire le tirage du conduit et ainsi permettre à la chambre de combustion de monter à la température idéale de la post-combustion. Ouvrez totalement pour tirer un peu le feu dans un premier temps.
  • Un modérateur de tirage sur le conduit, pour apporter de l’air dans le conduit, réduire le tirage de la cheminée et ainsi ralentir la sortie des fumées. Fermez-le pour augmenter le tirage. A moins que le début du feu soit soufflé et donc éteint par le courant d’air.

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Si le lieu est très hermétique, entre-ouvrez une fenêtre à proximité.

3. L’énergie (La flamme)

Allumez le papier ou l’allume-feu avec un briquet ou une longue allumette à plusieurs endroits.

4. Fermez la porte

Fermez la porte et la trappe du bac à centres de votre installation s’il s’agit d’un poêle, d’une chaudière ou d’un insert.

5. Températures

Différentes températures cohabitent dans votre feu :

  1. Jusqu’à 250 °C, le bois sèche. Il passe à 10% d’humidité. Le bois doit être le plus sec possible dans la chambre de combustion pour que cet état soit le plus court possible.
  2. de 250 °C à 800 °C, c’est la pyrolyse et la carbonisation. C’est la température la plus présente dans le feu.
  3. entre 800 °C et 1000 °C, c’est la combustion. C’est la température des braises. Dans l’idéal, il faut avoir un beau lit de braise.

Les différentes températures de votre installation :

  1. Plus de 573 °C c’est la température de la chambre de combustion pour une bonne post-combustion.
  2. de 110 °C à 250 °C, c’est la température des fumées en sortie d’installation. Si c’est trop bas, ouvrez la sortie de fumée ou fermez le régulateur de tirage. Si c’est trop haut, baissez le tirage en ouvrant le régulateur de tirage ou en fermez un peu la sortie de fumée.

6. Les flammes diminuent

Une fois que les bûches ont bien prises mais que les flammes diminuent, évacuez la cendre si votre installation le permet, secouez un peu vos bûches avec un pic pour faire tomber les braises. Refermez et renouvelez cette opération jusqu’à avoir un lit de braise de plus d’1 cm.

7. Chargez

Alimentez votre feu petit à petit pour que le bois relativement humide sèche sans refroidir trop le feu.

Plus votre bois sera petit et sec, plus le feu sera vif et énergétique. Il sera aussi bien plus gourmand en combustible. Attention de ne pas produire trop d’énergie : Si votre conduit est plein de bistre, la montée en chaleur pourrait l’enflammer. Si vous avez un poêle bouilleur (ou hydraulique) ou une chaudière, une grande partie de l’énergie va être perdue car elle va dépasser trop rapidement la parie de l’échangeur thermique sans que l’énergie ait été bien assimilée.

8. Secouez

Secouez régulièrement votre feu pour faire tomber les centre et combler les trous créés par la combustion du bois. Puis rechargez.

2016-11-24-22-00-15

Problèmes et Solutions

Pour se rendre compte d’une bonne combustion, il faut souvent sortir de la maison et regarder la fumée en sortie de cheminée un jour sans vent, regarder les flammes dans la chambre de combustion et regarder le cendrier :

Fumée presque invisible et en lentes volutes

Combustion parfaite. Bois sec. Vos entrées d’air sont bien réglées, la fumée ne s’échappe pas trop vite.

Flammes lancinantes

L’entrée d’air principale est bien réglée. Le courant d’air de souffle pas la flamme, le tirage ne l’aspire pas vers la sortie.

Cendres très fines et blanche ou grise

La combustion est complète.

Fumée dense, blanche voir grise

Montée en température impossible car le bois est trop humide ; la fumée contient trop d’eau. Chambre à combustion trop froide, la double combustion ne peut pas se faire, donc vous polluez. Le conduit ne monte pas en température, ajouté au taux d’humidité élevé, du bistre va se déposer rapidement sur les parois.

Fumée rapide en sortie

L’air passe trop rapidement dans le conduit, votre entrée d’air principale est trop ouverte. La chambre à combustion se refroidit certainement trop vite, la double combustion ne se fera pas bien. Encrassement du conduit rapide.

Flammes aspirées vers la sortie du poêle

Votre entrée d’air est certainement trop ouverte. Le courant d’air est trop rapide. La chambre de combustion se refroidit, la double combustion ne se ferra pas, vous perdez beaucoup de chaleur par le conduit. La raison peut aussi être un tirage trop important. Fermez donc l’entrée d’air principale ou le clapet des fumées ou ouvrez le régulateur de tirage.

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